Tout sur la Pruche du Canada

Ce mois-ci c’est la Pruche du Canada qui est à l’honneur chez les Druidesses. En effet, suite à un sondage sur notre compte Instagram, vous avez choisi de découvrir ou d’en connaître davantage sur la Pruche. De son nom latin que j’affectionne particulièrement Tsuga Canadensis, la pruche fait partie de la famille botanique des Pinaceae. Elle est souvent décrite comme originaire d’Amérique du Nord mais c’est bien dans le territoire partant de l’Alabama jusqu’à la Nouvelle-Écosse en passant par la Géorgie et le sud du Québec que vous serez chanceux de croiser ce grand conifère aussi appelé Pruche de l’Est du fait de sa situation géographique. Allez on vous dit tout ou presque sur cette belle plante médicinale que nous avons particulièrement aimé mettre à l’honneur dans la création de nos tisanes.

La pruche du Canada : carte d’identité

La pruche du Canada est avec sa cousine la pruche de Caroline (Tsuga Caroliniana) une des deux espèces du genre Tsuga qui poussent dans l’Est de l’Amérique du Nord. En effet, on retrouve deux autres espèces de pruche que sont la pruche Mertens (Tsuga mertensiana) ainsi que la pruche de l’Ouest (Tsuga heterophylla) qui, vous vous en serez douté, peuplent l’Ouest de l’Amérique du Nord. 

La pruche du Canada

Au Québec, la pruche du Canada va souvent pousser dans les érablières et les forêts mais dans les deux cas elle a besoin d’ombre. Elle résiste au gel mais est toujours à la recherche d’un sol fertile et humide. En effet, elle n’est pas faite pour pousser dans des endroits secs et trop ensoleillés. Sa croissance est lente (25 mètres en 100 ans) mais elle atteint jusqu’à 30m de haut pour un diamètre de 100cm environ.

Il paraît même que certaines pruches vivent jusqu’à 600 ans !

D’ailleurs, nous vous recommandons l’ouvrage “Les arbres du Canada” de John Laird Farrar (1913-1996) qui fut professeur émérite à la faculté de foresterie de l’Université de Toronto. C’est un des ouvrages les plus complets écrit sur les arbres indigènes ou introduits au Canada : 300 espèces décrites accompagnées d’illustrations permettant l’identification des arbres. 

Allons maintenant observer sa composition et tentons de la décrire d’une manière aussi belle qu’elle l’ait. Tout d’abord, comme nous l’avons indiqué précédemment, la pruche fait partie de la famille botanique des Pinaceae c’est-à-dire des arbres ou arbustes composés de feuilles en aiguille ou en écailles. 

Son tronc peut mesurer jusqu’à 100 centimètres de diamètre et son écorce a une belle couleur brun foncé voire rougeâtre. Elle sera plutôt écailleuse dans sa jeunesse puis va être marquée avec l’âge (comme notre peau) de cannelures profondes formant des crêtes aplaties. Ses branches sont étalées à l’horizontal et ses belles aiguilles vertes mesurent entre 7 à 16 mm et se rétrécissent à leur extrémité. Aplaties, fines et courtes, elles sont vert foncé en été avec de fines bandes blanches sur le dessous et demeurent verte à l’automne contrairement, aux feuilles de beaucoup d’arbres qui au Québec nous offre l’annuelle “flambée des couleurs” qui demeure un spectacle pour nos yeux à chaque automne. 

La pruche porte également de petites fleurs vert clair ainsi qu’un fruit qui ressemble à un petit cône à écailles arrondies. De couleur brune, ils se situent aux extrêmités des branches et poussent en octobre/novembre. Autre fait intéressant, la Pruche du Canada est un arbre très résistant : autrement dit, elle très peu sujette aux agents pathogènes de son environnement. En parlant d’environnement, quel lien les populations ont entretenu et entretiennent encore aujourd’hui avec ce conifère de l’Est du Canada ?

Écorce de la pruche

La pruche : entre exploitation commerciale et propriétés médicinales. 

Au niveau commercial, la Pruche a beaucoup été exploitée par les populations indigènes par le passé pour son écorce qui est très riche en tannins. Les amérindiens en exploitaient une substance tannique qui servait à tanner le cuir.  Aussi, son bois est visiblement assez durable puisque la pruche est aussi utilisée pour la construction. Aujourd’hui, de par son feuillage très dense, elle serait également utilisée pour créer une certaine intimité extérieure tout en permettant un ombrage par temps ensoleillé. 

Sur le plan historique, il est intéressant de constater que la pruche était également utilisée dans la médecine traditionnelle amérindienne par plusieurs tribus.

Nous l’avons vu ci-dessus, son écorce est riche en tannins. Cette caractéristique confère à la pruche des propriétés astringentes et antiseptiques. Ainsi l’écorce était utilisée pour soulager les troubles d’estomac, les diarrhées mais aussi le rhume. En usage externe, des cataplasmes soulageaient leurs démangeaisons et étaient bénéfiques pour la guérison des plaies. En phytothérapie, la pruche a des propriétés antalgiques, expectorantes, antivirales, antibactériennes et anti-inflammatoires. Elle permet ainsi d’agir sur les affections respiratoires, articulaires et cutanées. Enfin, elle a également une action bénéfique sur l’anxiété et le stress et apaise l’esprit.

Si vous désirez en apprendre plus sur la Pruche du Canada, “Plantes médicinales indigènes du Québec et du Sud-Est du Canada” d’Anny Schneider est un ouvrage qui met à l’honneur une pharmacopée naturelle et locale.

Ceci étant dit, nous tenons à vous rappeler de toujours consulter votre professionnel de santé si vous présentez une condition médicale qui pourrait être affectée par la consommation de plantes médicinales.

Pruche

La pruche : une compagne d’aventure chez les Druidesses

Tisser des liens entre l’homme et le monde végétal est une des raisons d’être de l’Atelier des Druidesses. Vous aurez donc bientôt la chance de découvrir la pruche du Canada dans un de nos produits. Nous avons pris beaucoup de plaisir à inclure ce conifère local du Québec. Que diriez-vous de réveiller vos sens pour la découvrir avant le lancement de notre e-boutique (qui arrive à grands pas!) Prêts ? Partez !

Ses petites aiguilles de couleur vertes rappellent immédiatement la forêt, le bruit des feuilles et des petites branches qui craquent sous vos pas, le petit vent qui titille vos cheveux et vos petites joues bien rouges. Son odeur boisée rappelle les pommes de pins avec lesquelles nous avons toutes et tous joué enfants. En mettant quelques aiguilles dans votre main, vous reconnectez avec l’univers de la forêt : pruche, sapin, pin… Tous ces beaux conifères viennent à votre esprit ! Enfin, on espère que, comme nous, vous découvrirez en bouche ce petit goût boisé et rondqui vient caresser votre palais lorsque vous dégusterez notre tisane du soir. En tous cas, nous lui avons choisi de belles compagnes pour lui permettre de faire ressortir tous ses bienfaits apaisants et relaxants.

Aiguilles de la pruche

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